S’inscrivant au sein même du coeur de ville de Chêne-Bougeries, le site du projet s’articule autour de parcs et d’espaces publics largement arborés, accueillant de nombreux services communaux. Cette présence végétale offre une ambiance rare en coeur de ville, venant marquer l’identité de la commune.
Situé au cœur de l’ancien domaine dit de la Bessonnette, le projet puise son identité dans les caractéristiques emblématiques du site. Il s’appuie sur la silhouette du Salève en arrière-plan, le patrimoine architectural de la maison de maître La Bessonnette, ainsi que les structures paysagères existantes : le cordon rivulaire de la Seymaz, les lisières boisées marquant les limites parcellaires — vestiges d’anciennes haies bocagères — et la vaste prairie centrale, typique des jardins historiques de ces grands domaines.
Le projet prend place en lisière, s’y installe avec discrétion et se tient en retrait de la grande prairie centrale, préservant ainsi ce vaste espace ouvert sur le grand paysage. En cadrant des vues sur le paysage proche et lointain, il cherche à établir un dialogue subtil entre les différentes échelles du site, de l’intimité du lieu à l’horizon lointain.
Conçu en dialogue étroit avec son environnement, le bâtiment se développe autour de deux facettes contrastées. À l’est, il s’oriente vers le cœur boisé, offrant aux usagers un jardin introspectif. Le grand escalier, qui se déploie au cœur du bâtiment, s’ouvre largement sur cet espace accessible à différents niveaux. La végétation clairsemée, entre ombre et lumière, confère à ce lieu une atmosphère intimiste. À l’ouest, il s’ouvre généreusement sur le grand paysage à travers trois cadrages soigneusement composés. L’implantation du bâtiment, pensé comme un paysage habité, accompagne et met en scène ces vues, renforçant le lien entre architecture et territoire.